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Avec l’accroissement de l’insécurité à l’Est de la RDC à quelques mois des élections Le gouvernement PDF Imprimer Envoyer

Le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku, a installé, ce lundi 9 mai, son quartier général à Rusthuru, un territoire où l’insécurité e pris de l’ampleur ces derniers temps avec au moins une dizaine d’attaques enregistrées depuis le début du mois de mai, attribuées aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), a t- on appris des sources onusiennes. A en croire la Radio Okapi, le chef de l’exécutif de cette province, est résolu à trouver une issue favorable par le biais du dialogue social.

 

“A partir de ce lundi 9 mai, je suis basé à Rutshuru, je vais organiser un dialogue social, je vais rencontrer toutes les couches pour essayer de diagnostiquer les causes de l’insécurité dans ce territoire” a laissé entendre le gouverneur du Nord-Kivu, avant de promettre d’impliquer tout le gouvernement provincial et le comité provincial de sécurité dans cette action en vue de “comprendre, et d’envisager une thérapeutique appropriée”.

Démarche à encourager de lors que l’on sait que la plupart des crises congolaises ont des enjeux politiques non négligeable qui, au-delà de l’imposition des lois de la République, permettent de consolider la paix. Cependant, des observateurs notent que les autorités locales ainsi que la société civile des différents territoires du Nord-Kivu dont Rutshuru, ont eu à dénoncer la recrudescence de l’insécurité depuis la relève, par les unités de la police, des troupes des FARDC appelées à la formation des régimes. Et en plus, les responsables de la Police nationale congolaise (PNC) à Rutshuru, ont avoué de leur côté être limités, tant en hommes qu’en moyens logistiques, et ne peuvent donc pas faire face à des assaillants bien armés et qui ciblent leurs objectifs.

Il est claire qu’il s’agit d’abord là d’une question de manque de la prise en charge par les autorités politiques et militaires de la sécurité de nos frontières, des personnes et de leurs biens, dans ces coins de la RDC connus de tous comme bastion de l’insécurité et de la violence. Le comble est que ces multiples et anormaux cas d’attaques des FDLR dans les provinces du Nord et du Sud Kivu interviennent, moins de deux mois seulement après les annonces du Gouvernement et de la Monusco, de la réduction de capacités de nuisance ces rebelles devenus épi phénoménaux. Cela pousse d’aucuns à s’interroger sur base dé quels éléments ces responsables du gouvernement et de cette institution des Nations-Unies se sont basés pour rassurer les congolais de la déroute des FDLR et justifier ainsi la relève, par les unités de la police, des troupes des FARDC qui ont vocation de protéger les frontières du territoire national.

L’appel à la responsabilité est donc adressé au gouvernement de la République afin de prendre des décisions et poser des actes à la hauteur et à la délicatesse de la situation précise de l’Est du pays. Rien, en tout cas rien, même en temps de paix retrouvée, ne peut justifier que les forces armées de la RDC ou encore sa Police national de Rutshuru ou d’ailleurs, soient limitées en hommes et en moyens logistiques pour ne pas être à même de faire face à des assaillants étrangers ou nationaux, bien armés et orientés vers des cibles civiles.

Les autorités nationales ont minimisé le danger que constituent les FDLR et ont fait preuve d’irresponsabilité en détournant leur attention et moyens des coins qui les exigeaient en réalité. « Le problème de la sécurité doit interpeller tout le monde, les autorités doivent se mobiliser et renforcer les efforts déjà consentis afin de mieux protéger les populations et leur garantir la sécurité dans tous les coins du pays ». a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Léonard MAshoko Mamba, dimanche 8 mai, devant la presse à Goma, au lendemain de l’attaque dont son cortège a été l’objet de la part de ces combattants rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Trop d’attaques dans trois jours

Ce dernier cas d’une attaque attribuée aux FDLR a eu lieu le samedi 07 mai à Katwiguru, à une vingtaine de Kilomètre du chef-lieu du territoire de Rutshuru, au Nord de Goma, a coûté la vie au chauffeur du ministre et à l’un de ses gardes du corps. Ce membre du gouvernement qui lui-même échappé à la mort a dû reconnaître que ce qu’il a vécu, c’est ce que vit la population au quotidien dans une forme d’insécurité persistante au Nord-Kivu.

Le ministre Mashako est revenu sur les circonstances de cette attaque : « C’est à 16 heures que nous sommes arrivés à Katwiguru. Et c’est là où on a vu que la route était barrée, des hommes ont surgis de la brousse, ils ont commencé pratiquement la tiré sans sommation. Il y a eu deux morts, le policier et le chauffeur ; 3 blessés léger, qui ont quitté l’hôpital. « Les assaillants leur ont donné des instructions en swahili, a-t-il expliqué, alors qu’ils communiquaient entre eux en Kinyarwanda. « Donc, on peut sans risque de se tromper dire que c’est sont des FDLR », a-t-il conclu.

Une autre attaque que la société civile attribue aux combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi 09 mai dans le groupement d’lrhambi-Katana dans le territoire de Kabare au du Sud-Kivu, faisant une personne tuée, quatre blessées et dix-sept autres enlevées.

Les habitants de ce groupement ont à leur tour regretté l’absence des éléments de l’armée régulière qui, selon eux, avaient déjà maîtrisé la sécurité dans l’entité. Le commandant de l’unité sortante a confirmé aussi que les assaillants ont profité de l’absence des militaires habitués du milieu. Ces derniers, a-t-il poursuivi, étaient partis au centre de regroupement de Kalehe dans le cadre de la constitution d’un régiment.

Les militaires des FARDC, basés à 4 kilomètres de Katana -centre, sont intervenus avec un grand retard. Ils sont parvenus à libérer quatre personnes parmi les dix-sept emportées dans la forêt. Ils on’ également récupéré deux chèvres, de matelas et des ustensiles de cuisine. Cette attaque est intervenue le même jour que le 5.111ème bataillon der FARDC venait d’être relayé par le 101.me bataillon du régiment récemment constitué à Nyamunyunyi. Le nouveau commandant récemment déployé à Katana n’a pas été joignable. Un jour avant, deux camions et huit motos ont été attaqués, par des présumée éléments des FDLR, à Fizi toujours dans cette même province du Sud-Kivu. Ils ont pris en otage tous les passagers à bord de ces camions et motos.

Cinquante-huit personnes, qui ont été également prises en otages depuis plus d’une année par les combattants FDLR, ont été libérées lundi 18 avril à Kasika, à plus de 110 kilomètres de Bukavu dans le territoire de Mwenga. A Kalehe, une position des FARDC a été attaquée dans la nuit du 16 au 17 avril par des éléments FDLR, occasionnant la mort de deux personnes dans les rangs de l’armée congolaise et quatre blessés civils.

Après Irhambi-Katana et Kaleshe, Fizi

Dans la même province du Sud-Kivu, Deux camions de marque Fusso et huit motos ont été attaqués par des présumés éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), samedi 7 mai entre les localités tés de Lulimba et Lubondja, à environ 25 kilomètres de Fizi centre. Selon l’administrateur adjoint du territoire de Fizi, ces deux camions provenaient de Mississi, en territoire de Fizi, avec à bord, des passagers et des marchandises. L’un des deux véhicules se dirigeait à Uvira et l’autre à Bukavu. Les assaillants ont pillé de l’argent et des téléphones, ainsi qu’une arme AK 47 ravie à un militaire FARDC qui était parmi les passagers.

Plusieurs personnes parmi les passagers ont également été emmenées pour transporter l butin dans la forêt de Nganja d’où proviennent ces présumés FDLR. Mais selon l’administrateur adjoint du territoire, ces assaillants seraient un mélange des rebelles hutu rwandais, des Maï Maï Yakutumba et des rebelles FNL burundais.

Et les élections approchent

Nombreux sont des congolais qui s’interrogent sur les condition,s dans lesquelles nos compatriotes de ces deux provinces du Nord et Sud Kivu vont passer les temps de l’enrôlement et des élections à- venir, Les autorités concernées devront chacun en ce qui le concerne, renforcer les mesures de sécurisation durable et opérante des populations de cette partie du territoire national, par une présence dissuasive c’est-à-dire, le renforcement des effectifs équipés et motivés dans ces zones exposées.

Dominique Kadimamuya

 

 

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